Réponses aux questions fréquentes

Y a-t-il des signes avant-coureurs de la fugue en milieu familial?

Il est plus facile de voir ces signes lorsque la fugue est planifiée. Voici quelques exemples :

  • Votre enfant est plus nerveux, agité.
  • Il est plus isolé, ne cherche pas de contact avec les autres membres de la famille.
  • La communication est fermée ou très difficile.
  • Il parle de partir, dit qu’il a très hâte d’avoir son chez-soi, d’être indépendant.
  • Il verbalise que plus rien ne fonctionne dans la maison, qu’il en a assez de la situation, qu’il a hâte d’être majeur pour avoir davantage d’autonomie.


Je crois que mon enfant va fuguer, que puis-je faire pour éviter cette situation?

Si vous avez remarqué des signes vous laissant croire que votre enfant prévoit de fuguer, il est important d’en discuter avec lui. La communication est votre meilleure alliée. Tout en gardant votre sang-froid, vous pouvez lui faire part de vos inquiétudes, lui demander s’il vit des insatisfactions ou une situation difficile, pour ensuite tenter de trouver ensemble des pistes de solution. L’essentiel est que votre enfant sache que son message a été compris, ou tout du moins entendu. Aussi, il se peut que votre enfant vous fasse des reproches. Même si ce n’est pas toujours facile, il est important de garder une attitude d’ouverture face à ce qu’il vous dit. Si vous adoptez une attitude défensive, il est fort à parier que votre discussion s’envenimera, et votre enfant risque de conclure que vous voulez toujours avoir raison ou encore que vous n’êtes pas prêt à respecter ce qu’il vit. Par ailleurs, n’hésitez pas à aller chercher ensemble (idéalement) du soutien auprès des ressources disponibles, par exemple à l’école (éducateur spécialisé, psychologue, intervenant, etc.) ou au CLSC de votre quartier. Ces ressources pourront vous offrir de bons conseils, en plus de diminuer votre sentiment d’impuissance, si tel est le cas.


Pourquoi mon enfant a-t-il fugué?

La fugue est toujours une réponse ou une recherche de réponse à un besoin. Il existe plusieurs motivations ayant pu amener votre enfant à fuguer, en voici quelques-unes : marquer son opposition face à l’autorité, marquer son insatisfaction face à son milieu de vie, marquer son incapacité à assumer une situation difficile ou insatisfaisante, vérifier sa capacité à se débrouiller seul, se prouver qu’il est capable de se prendre en main seule, de se connaître, de tester ses limites, de développer son identité ou d’expérimenter un nouveau mode de vie.


Quels sont les indices pouvant m’indiquer que mon enfant est en fugue et non disparu?

Votre enfant est en fugue s’il a manifesté sa volonté de quitter le milieu où il vit, soit verbalement, soit par son comportement. Votre enfant est en fugue si avant son départ il a pris de l’argent, des vêtements ou des effets personnels. Généralement, vous ne trouverez aucun indice semblable s’il s’agit d’une disparition ou même d’une fugue spontanée. Si vous n’êtes pas certain que votre enfant est en fugue ou disparu, n’hésitez pas à composer le 9-1-1 afin d’en aviser les services de police. Dans le cas où vous trouveriez des indices vous amenant à croire que votre enfant est effectivement en fugue, vous pouvez consulter la section Que faire lorsque votre enfant est en fugue?


Qui dois-je contacter si je pense que mon enfant est en fugue?

Avant d’en aviser les services de police, il est préférable d’effectuer quelques vérifications afin de recueillir le plus d’informations possible. Votre enfant a-t-il emporté de l’argent, des effets personnels ou des vêtements? Où et avec qui se trouvait-il avant la fugue? Une fois cette étape effectuée, composez le 9-1-1. Pour plus d’informations, vous pouvez consulter le point Que faire lorsque votre enfant est en fugue? (Inclure le lien menant à la section 2.3)


Est-ce que mon enfant peut se mettre en danger pendant sa fugue?

L’expérience d’une, deux ou trois nuits passées hors de son milieu de vie peut suffire à votre enfant pour transmettre le message de son malaise. Durant la fugue, la communication avec votre enfant reste votre meilleure alliée, car elle peut vous permettre de prévenir de nouvelles fugues. Les risques deviennent plus importants lorsqu’il s’agit de fugues répétitives. Votre enfant peut « se prendre les pieds » dans la rue ou vivre des expériences qui le marqueront pour la vie. Dans le même sens, chaque fugue amplifie l’écart entre votre enfant et son milieu d’origine.


Combien de temps peut durer une fugue?

Selon les cas traités par le Service de police de la ville de Montréal, la majorité des jeunes en situation de fugue sont de retour ou localisés dans un délai de deux à trois jours .


En tant que parent, quelles sont mes obligations légales face à mon enfant?

Selon le Code civil du Québec, les parents ont une responsabilité vis-à-vis de leur enfant : vous devez en assurer la garde, la surveillance et l’éducation. Au-delà de ces obligations légales, vous êtes une des personnes les plus marquantes dans la vie de votre enfant. Vous jouez un rôle clé pour régler la situation avec lui et ainsi éviter qu’il fugue à nouveau. Pour plus d’informations, vous pouvez consulter la section sur Les lois et vos droits.


Suis-je dans l’obligation de contacter les services de police si mon enfant est en fugue?

Contacter les services policiers peut vous permettre de retrouver votre enfant plus rapidement, et ainsi éviter qu’il soit confronté à des situations difficiles. Le fait de signaler une fugue à la police n’entraîne pas nécessairement une prise en charge de votre enfant par la Direction de la protection de la jeunesse. La DPJ intervient seulement lorsqu’un enfant se trouve en situation de compromission, c’est-à-dire lorsqu’il se trouve dans une situation pouvant compromettre sa sécurité ou son développement, et contre laquelle ses parents ne peuvent pas, ou ne veulent pas, le protéger. Pour plus d’informations, vous pouvez consulter la section sur Les lois et vos droits.


Que dois-je faire si mon enfant ne veut pas revenir de fugue?

Même si cela est difficile, l’important est de ne pas rompre la communication avec votre enfant. Proposez-lui des rendez-vous téléphoniques ou des échanges de courriels; cela pourrait l’inciter à vous donner de ses nouvelles. Cela dit, la fréquence de ces rendez-vous ou de ces échanges est à déterminer clairement, par exemple tous les jours, tous les deux jours ou une fois par semaine. Vous pouvez également proposer à votre enfant un rendez-vous dans un lieu neutre, un café par exemple, afin de discuter avec lui. S’il accepte, il est important d’y aller vous-mêmes, de ne pas envoyer de tierce personne à votre place, car vous pourriez perdre la confiance de votre enfant. Pour plus d’informations, vous pouvez consulter le point Que faire lorsque votre enfant est en fugue?


Qui appeler si je me sens trop désemparé durant la fugue de mon enfant?

Si votre enfant est en fugue, rappelez-vous que vous n’êtes pas seuls à vivre cette situation. Surtout, ne restez pas isolés. Faites appel à votre entourage et n’hésitez pas à contacter les ressources pouvant vous soutenir pendant cette épreuve, telles que Réseau Enfants Retour. Pour plus d’informations, vous pouvez consulter la section Ressources.


Quels sont les pièges à éviter dans la communication avec mon enfant en fugue ou en retour de fugue?

Évitez de blâmer votre enfant, de lui faire des promesses, d’utiliser les menaces ou le chantage, d’insister s’il refuse de vous dire où il est, ou, s’il se trouve dans une maison d’hébergement pour mineurs, d’aller le chercher vous-mêmes pour l’obliger à vous suivre. La communication avec votre enfant est votre meilleur atout, mais elle nécessite le temps, l’espace et l’énergie nécessaire. Pour plus d’informations, vous pouvez vous référer aux points Que faire lorsque votre enfant est en fugue? et Que faire lorsque votre enfant revient de fugue?